Monter à la ville?

Pourquoi ne faut-il pas confondre “monter à Paris” et “monter au Paradis”? Les Pyrénéens ont coutume de descendre de leurs montagnes paradisiaques pour monter à la grande ville, ça ne les étonne pas de descendre et de monter tout à la fois. Depuis Jésus ils savent que “les premiers seront les derniers” et les contradictions ne les étonnent plus. Soit. Mais, entre Paris et le Paradis, il y quelques radis de différence, n’est-ce pas? Il y a radis dans paradis alors qu’il n’y a pas radis dans Paris. Voilà une autre contradiction. Qu’en conclure? Rien sinon que quand on n’a pas un radis on a le choix entre Paris et le Paradis, or le climat de Paris semble propice aux radis puisqu’on y monte les récolter tandis qu’on ignore si l’Eden, située selon des sources autorisées en Arménie, possède un climat qui s’y prète. Par conséquent beaucoup s’en vont cueillir des tubercules, des larmes et des regréts à la grande ville. Puis, s’ils ne peuvent même pas manger de la vache enragée, ils se morfondent comme neige au soleil. Or la neige fondue dévale, c’est certain, les pentes abruptes des montagnes pour se jeter dans des fleuves qui se perdent dans les méandres des villes. Nous avons donc saisi l’équation: montagnard= neige, de plus: pas de radis=Paris=pas de Paradis, nous en concluons qu’il ne faut pas miser trop de liquide sur un Paris trop risqué où l’on n’est pas sûr de se mettre un radis sous l’Adam..

(La revue) (poésie) (monde moderne) (le P.D.R.)