Déconcertante étreinte
Sylvie Freytag

Ma vie n'est plus ma vie
A chaque battement de coeur,
Je respire l'obstination du silence
Qui m'enserre inlassablement.

Je suis bien seule.

Dans la nudité du silence,
Je lâche en vain maints cris de mon cour déchiré,
Qui retentissent jusqu'aux extrémités de la terre.

Entre les quatre coins de la solitude,
Mon ceour esseulé t'aime avec démesure.

Je veux que le monde entier sache que sans ton amour,
Je me sens minuscule, je ne suis plus moi-même,
Mais personne n'a cure de mon désarroi qui me tenaille.

Dans le vide du silence,
Mes mots perdent tout leur sens.

Abandonnée à moi-même, désemparée, inconsolable,
A bout de mots, à bout de force, à bout de souffle,
Je virevolte dans le vertige perpétuel de ton absence.

Ma vie n'est plus ma vie.

La revue improbable
N°30, décembre 2003-janvier 2004