Bon vin, bon feu
Richard Ober

Il ne reste que quelques braises
Et ta parcelle est emplie de branches mortes !
Il ne reste que quelques lueurs
Jette donc ce bois mort au feu !

Jette tous ces sarments secs au feu !

Entend comme il crépite et chante
Quelle joie dans l'âtre !
Que de belles et vives flammes
Qui vont au ciel par les mêmes chemins
qu'emprunte la pluie pour en descendre !

Il ne restait que quelques tisons fiévreux
A demi-éteints, tu dormais et le feu dormait.

Vois comme il souffle et ronfle à présent !
Quelle douce chaleur les sarments secs
Libèrent dans la pièce froide et humide
Où tu te mourrais solitaire,
Glacée par une curiosité avide
Entre des murs suintant de déceptions.

Bon feu, bon vin,
Que n'invites-tu tes voisins ?