Mutisme
Aurélien

Les oiseaux se taisent et se blotissent
En leurs nids, craintifs, lorsque surgissent
Les orages; des vents furieux interdisent
Le ciel à leurs virevoltantes extases.

Si les poètes à présent se taisent
Ou se blotissent en leurs nids de silence
C'est qu'un Ciel d'aéronefs fissuré
Pourrait céder par leur poids saturé

Sur ces champs sans fin que les rogations
Ne disposent plus à la bénédiction
De Celui qui emplit le ciel, la terre
Et l'âme et le cœur de ceux qui espèrent.