(Dans une galerie de miroirs reflètant au néant les masques en société d'un carnaval macabre.)

CARNAVAL

Ni le jour, ni la nuit
vos yeux sans infinis
ne rendent que de pauvres
échos de glaciations.

Dans votre possible enfance
vous découpiez de modestes
cartons par où passait
la lumière de votre âme,

à présent vos masques standards
dissimulent la médiocre grisaille
de votre intérieur abandonné.

Aigues vivas

Et si l'âme vive
tranchante au fil des eaux,
renaissait nouvelle drapée d'eaux régénérantes?

Pierre Marine

Antan, les songes