Edwin Muir, poète de l’intégrité
Alain Suied

Traducteur de Kafka, critique et poète, Edwin Muir est né dans les Orcades (Ecosse) en 1887, il est mort à Cambridge (Angleterre) en 1959.
Il fut admiré par T.S. Eliot qui composa une édition de ses Poèmes choisis (Faber and Faber, Londres).
Sa voix, intime et subtile, est l’une des plus belles, des plus travaillées de la poésie de langue anglaise du XXe siècle.
Le symbole n’y est pas abstraction - mais coup de sonde dans le mystère vivant. Admirateur de Milton, en quête de la forme idéale pour dire l’âme humaine, pour dire la vie blessée par l’absence et le mystère, pour dire le passage des générations (voir Les Pères), pour dire l’impossible retour vers le “Lieu originel”, ce poète “de la pensée et de l’image”, ce décrypteur du vivant voyait dans Platon la “plus vraie des poésies”.
“Intégrité” : tel est le mot que T.S. Eliot emploie d’emblée pour définir Edwin Muir.
Il n’est pas indifférent à l’Histoire et témoigne pour l’Ecosse “industrialisée” ainsi que pour la multiple et unique tragédie des Pays de l’Est.
Muir connut la gloire...pour son Autobiographie, publiée par Graywolf Press.
Ses Poèmes complets sont publiés par Faber and Faber