Entendre les pleurs
Vanessa Duval-Gagné

Je t’ai entendu pleurer
L’autre soir
Au clair de lune
Au plein soleil fugue
Au réveil plume
Et larmes, larmes autant qu’elles se peut
Surgit les sentiments de lassitude (insécurité)
L’autre soir
Toi seule du tard
Tu t’éveilles à l’aura de l’aube
En pleure de tombe
Tu pleures aux éclats de sourires
À la dispersion de ton émergence
Et selon  les dires
Tu en mourus en parcelle   morgues effervescentes
Au ciel tombant dans le linceul
Tout mord à ce qu’il doit
Femme de drame d’enfant
Pleure tes yeux  et moi là à côté de toi
Je ne saisi  plus les mots
Je t’aurais soufflé «  les soirs noir partiront, tu passeras au travers. »
En force de métal , ta carapace se confectionnera
Et froid tes yeux regardent dieu
À présent l’amour est toujours des lames flamboyantes d’affres sales
Effile de tes doigts
L’envie d’y pourrir ici
Sans espoir et sans cœur de chaleur
Souffle pulpe
Et arrache les frousses de héros

La revue improbable
N°29, octobre-novembre 2003