L'âme en éveil
Sylvie Freytag

Les fleurs fraîches et colorées se nourrissent de la clarté du jour
Qui coule indéfiniment sur le rebord de ma fenêtre.

Derrière ma fenêtre fermée,
Je me tiens effacée, en secret,
Solitaire, repliée sur moi-même.
Je pleure, je souffre, je ris, je rêve.
Des souvenirs surgissent dans ma tête,
Tantôt envahis de chagrin,
Tantôt remplis de joie.
La douce et chaude lumière du soleil
Traverse timidement les carreaux clairs,
Submerge mes yeux émerveillés,
Pénètre mon coeur, le réchauffe.
Sans limites, je me laisse enivrer
Par sa tendresse réconfortante.
Ainsi la vie renaît en moi,
Le temps semble suspendu.
Mon cour s'ouvre à la vie avec passion,
Comme ces fleurs épanouies
Qui s'offrent à mon regard étourdi
Et à celui des passants subjugués par leur beauté.

La revue improbable
N°29, octobre-novembre 2003