Nathan Katz
OEUVRE POETIQUE II
247 P., l9 euros
Arfuyen

Vincent La Soudière
BRISANTS
Texte établi et présenté par Sylvia Massias
133P., 13 euros
Arfuyen

LECTURES
Alain Suied
Poésie

POUR ARFUYEN
ANNE ET GERARD PFISTER PROPOSENT DEPUIS PRES DE TRENTE ANS UN CATALOGUE POÉTIQUE ET SPIRITUEL DES PLUS CONVAINCANTS.
LES NOUVEAUTES DE LA RENTREE 2003 VOUS LE CONFIRMENT....

NUL AMATEUR DE POÉSIE ne devrait ignorer le nom et les poèmes de NATHAN KATZ. Cette grande voix alémanique a marqué les plus grands textes du XX ème siècle; de Guillevie à Jean-Paul de Dadelsen. Affronté à la Guerre, à L'Exil, à l'Antiséniitisme, Nathan écrit pour l'Innocence paradisiaque, pour la Bonté qui serait la simple marque du divin sur la Terre. Ici,la mort"n'existe pas - une "présence" règne (dans laquelle on peut reconnaître la "Shekinah"...) et l'absence, la solitude, la tragique fragilité du destin personnel n'empêchent pas le cri d'amour - au contraire, elles le rendent possible!
Avec une simplicité d'expression qui signe toujours les plus hautes oeuvres poétiques, Katz dit la prière intime de la "mère" près du berceau, l'amour qui ne disparaît jamais et même si "le coeur cogne dans l'inquiétude", le grand mystère de vivre ouvre au mystère indicible de l'Esprit.
"Sans cesse une immense mélodie/Traverse mon âme": les scientiques les plus hrillants, les astrophysiciens les plus remarquables nous disent-ils autre chose aujourd'hui? Une "mélodie", un son hante les espaces intersidéraux: Katz y entendit la voix ténue et infinie du Divin.
Des oeuvres "de chevet"!

VINCENT LA SOUDIERE (1939-1993) sera l'une des surprises de la rentrée poètique (Arfuyen nous annonce d'autres noms méconnus ou inédits...) et ce poète, qui publia quelques pages de son vivant, a laissé bien d'autres ensembles...C'est dire que chacun lira ces aphorismes, ces feuillets arrachés au plus secret de la vie intérieure avec passion et attente. Henri MICHAUX PUT ECRIRE : "...il n'écrira jamais rien de gratuit", c'est "quelqu'un en qui d'emblée on a foi". ..On peut rêver moindre admiration!
Dans cette époque de "fatigue", de sommeil, de "fin", de nuit, le poète constate qu'aucune main "ne peut s'étendre vers une autre". Le néant personnel et le néant des espaces infinis écrasent l'humain. C'est la souffrance qui dirige. Cet homme de la "vie intérieure" (ou antérieure?) a lu Paul, Platon mais on le devine sensible à d'autres Traditions...Il est sensible à l'invisible,à l'inconnu...
"Le malheur m'échut" à la place de l'amour, semble dire et crier cet auteur - quel combat! Ces "brisants" blessent et vous accompagnent longnement comme un compagnon de poésie qu'on voudrait connsoler tout en sachant que le travail poétique réside désormais dans l'affrontement, ici très vif, avec l'impossibilité même de la Consolation!


La revue improbable
N°29, octobre-novembre 2003