POUR
ARFUYEN
ANNE ET GERARD PFISTER PROPOSENT DEPUIS PRES DE TRENTE ANS
UN CATALOGUE POÉTIQUE ET SPIRITUEL DES PLUS CONVAINCANTS.
LES NOUVEAUTES DE LA RENTREE 2003 VOUS LE CONFIRMENT....
NUL AMATEUR DE POÉSIE ne devrait
ignorer le nom et les poèmes de NATHAN KATZ. Cette grande voix
alémanique a marqué les plus grands textes du XX ème siècle;
de Guillevie à Jean-Paul de Dadelsen. Affronté à la Guerre, à L'Exil,
à l'Antiséniitisme, Nathan écrit pour l'Innocence paradisiaque, pour
la Bonté qui serait la simple marque du divin sur la Terre. Ici,la
mort"n'existe pas - une "présence" règne (dans laquelle
on peut reconnaître la "Shekinah"...) et l'absence, la solitude,
la tragique fragilité du destin personnel n'empêchent pas le cri d'amour
- au contraire, elles le rendent possible!
Avec une simplicité d'expression qui signe toujours les plus hautes
oeuvres poétiques, Katz dit la prière intime de la "mère" près
du berceau, l'amour qui ne disparaît jamais et même si "le coeur cogne
dans l'inquiétude", le grand mystère de vivre ouvre au mystère indicible
de l'Esprit.
"Sans cesse une immense mélodie/Traverse mon âme": les scientiques
les plus hrillants, les astrophysiciens les plus remarquables nous
disent-ils autre chose aujourd'hui? Une "mélodie", un son hante
les espaces intersidéraux: Katz y entendit la voix ténue et infinie
du Divin.
Des oeuvres "de chevet"!
VINCENT LA SOUDIERE (1939-1993) sera
l'une des surprises de la rentrée poètique (Arfuyen nous annonce d'autres
noms méconnus ou inédits...) et ce poète, qui publia quelques pages
de son vivant, a laissé bien d'autres ensembles...C'est dire que chacun
lira ces aphorismes, ces feuillets arrachés au plus secret de la vie
intérieure avec passion et attente. Henri MICHAUX PUT ECRIRE : "...il
n'écrira jamais rien de gratuit", c'est "quelqu'un en qui d'emblée
on a foi". ..On peut rêver moindre admiration!
Dans cette époque de "fatigue", de sommeil, de "fin", de nuit, le
poète constate qu'aucune main "ne peut s'étendre vers une autre".
Le néant personnel et le néant des espaces infinis écrasent l'humain.
C'est la souffrance qui dirige. Cet homme de la "vie intérieure" (ou
antérieure?) a lu Paul, Platon mais on le devine sensible à d'autres
Traditions...Il est sensible à l'invisible,à l'inconnu...
"Le malheur m'échut" à la place de l'amour, semble dire et crier cet
auteur - quel combat! Ces "brisants" blessent et vous accompagnent
longnement comme un compagnon de poésie qu'on voudrait connsoler tout
en sachant que le travail poétique réside désormais dans l'affrontement,
ici très vif, avec l'impossibilité même de la Consolation!