Le Grand Stade de Saint-Denis (2) suite du mois de novembre
Analyse de cryptoarchitecture
.En m'interrogeant sur le mot "stade", issu du grec "stadion" qui signifie "où l'on se tient debout", il m'est apparu que la station debout était le propre de l'humanité à un certain stade de son développement ( avant que que maître François Rabelais, abstracteur de quinte essence, n'en donne meilleure définition: "Pour ce que rire est le propre de l'homme").
Il est remarquable, et le détail n'est point négligeable, qu'il faille emprunter le métro, où l'on se tient debout, pour rejoindre l'édifice à la station Saint-Denis (cela, je le suppose, n'ayant jamais eu le bonheur de m'y rendre).
A qui fera-t-on croire qu'il n'eût pas été possible de construire un parking à proximité?
On peut donc définir ainsi le trajet pour aller au stade: l'impétrant passe dans un réseau souterrain qui est une "mère" (métro, méter) où il se tient debout avant de s'asseoir dans le "stadion". Il y a donc un inversement de la proposition logique qui veut que l'homme, pour naître, soit assis dans le ventre de sa mère avant de connaître la station debout.
Nous avons donc la preuve que le trajet lui-même est un retournement. L'itinéraire qui conduit le spectateur vers le stade est une régression.
Par ailleurs j'attire votre attention sur le fait que le sous-sol du monument était souillé par des matières chimiques. Il fut donc nécessaire de le purifier (par des méthodes qui n'ont pas été révélées). L'a-t-il seulement, et véritablement, été? Cette chimie souterraine n'est-elle pas utilisée à l'endroit du public de sorte qu'il en soit modifié?
Chacun sait, depuis que messieurs les cuistres sociologiques disséquent notre "société", que le sport est une sublimation de la guerre. Or les Rois de France, avant de partir en campagne, venaient chercher en grandes pompes! à l'Abbaye de Saint-Denis l'étendard sacré: le gonfanon. (Faut-il entendre ici le nom de la gonfle?).
Encore une chose, les matchs se jouent le plus souvent la nuit, sous une trés violente lumière électrique, qui serait passée aux yeux des anciens comme une sorte de magie. Ne dit-on pas de l'ange déchu qu'il se nomme "le porteur de lumière"? Les gladiateurs sous cette lumière artificielle, qui représente le triomphe de la science puisque c'est la domestication du sceptre de Jupiter, courent aprés le référent-ciel (merci de la précieuse et féconde communication de Lothaire Liogéri-site à découvrir-à ce sujet).
Les raisons pour lesquelles ceux de l'ovale, qui jouent l'aprés-midi sous le soleil naturel, ne sont pas favorisés par l'enceinte nous sont désormais trés claires! Il apparaît donc:
-que la forme du stade est une représentation cosmique de la science moderne
-que le trajet jusqu'à Saint-Denis est une régression et une inversion
-que l'"enceinte" sportive dégage certainement des effluves métamorphiques
-qu'une guerre entre les principes, pour gagner le ciel, est représentée sur le terrain
-que le tout s'effectue sous une lumière artificielle "aveuglante"
A notre insu, les batisseurs de ce temple ont donc inscrit dans le béton, les proportions et le jeu les conditions d'un rite de "dénaturation". Quel est l'homme nouveau qui va sortir de cette expérience? Face à ces terribles et bien angoissants mystères, l'entendement est confondu.
ET pourquoi le monument se nomme-t-il "le stade de France" et non le "grand stade" comme il eût été plus convenable?
Parcequ'il est un condensé de l'état où se trouve notre civilisation, c'est "le stade où se trouve la France"!