HISTOIRE DE LA VIOLENCE
.Qui écrira l'histoire de la Violence en Occident?
.Quel historien extra-terrestre? Quel survivant de quelle noire destruction?
.Aucune Kultur n'a jamais eu dans l'histoire de l'humanité autant de moyens de domination à sa disposition. Aucune n'a possédé autant de "richesse" (ni assumé autant d'exclus!) résevées à un si petit nombre...
.Enfin cette Civillisation "éclairée" et satisfaite a connu en son sein le plus grand Génocide de tous les temps.
.La Violence-sous ses formes les plus diverses: économmique, culturelle, missionnaire,etc...-semble sous-tendre chaque rouage de nos rapports sociaux, de notre devenir politique.
.Paradoxalement, entre toutes les civilisations, la nôtre développe des progrés scientifiques et médicaux exceptionnels. Les créateurs y sont légion. Toutes les formes de révolte, de marginalité, toutes les phases de recherche et de "nouveauté" sont peu à peu "assimilées" à une échelle "globale".
Mais rien n'y fait: un "vieux pays" comme la France ne peut se défaire de ses habitudes de "privilèges", de son souci de "légitimité" abusive basée sur lappartenance, la cooptation ou la filiation entraînant la violence sociale jusqu'aux débordements les plus inquiétants. La violence finit toujours par y avoir "droit de cité" (et de banlieue?)
.A l'heure où l'Europe se construit-souvent sans souci du "social"-n'est-il pas temps de s'interroger sur les contradictions si durables qui détruisent et construisent à la fois notre Civilisation?
.Peut-on "institutionnaliser" l'injustice sociale, exclure, adopter un comportement de "tueur" économique et dans le même temps ignorer les risques à long terme de telles attitudes?
.Le fascisme et le nazisme ont déjà "accompagné" les "crises" (vraies ou "organisées"). Si demain les "crises" (Asiatiques, Sud-Aéricaines, etc) ne peuvent être contenues ou si la misère devient trop criante dans certains pays d'Europe-quelle "solution" opportuniste sera-t-elle adoptée? A qui le "système" fera-t-il, cete fois appel?
.Les victimes de la Violence-eles sont déjà "discernables"; les minorités, les êtres qui n'entrent pas dans le "moule" ni dansl e jeu du néo-libéralisme triomphant:
.Est-ce cela une "Kultur"?
.Ou n'est-ce pas plutôt la définition de son nouveau "Malaise"?
.Il est temps de penser à la Violence (la pulsion sadique) à l'oeuvre sous les "idéaux" de notre "Progrès" et de ses "dégats"!
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. .Selon le dernier Freud, celui de Londres et de l'Homme-Moïse, la Violence primitive s'est incarnée dans le meurtre du Père et le "partage" du Phallus par les fils-version "Oedipienne" de la difficile naissance de l'Humanité...
.Les Hébreux nient que ce "meurtre" (symbolique) ait eu lieu et espèrent les temps messianiques, le temps-éternité où le passage des générations ne créera plus le conflit inéluctable. Les Chrétiens reconnaissent le "meurtre" primitif et annoncent que le Christ-messie en a "lavé" l'Homme, qui peut vivre sur la terre comme au Paradis...inéluctablement promis...
."Etre ou ne pas être"...le Phallus: à la question Shakespearienne, que répondrait le prince Hamlet (nous tous) aujourd'hui? Son caractère obsessionnel l'éloigne de la "folie" (la schizophrénie,, selon le vocabulaire contemporain...l'anti-Oedipe aurait dû être ausssi un anti-Hamlet!) comme du caractère psychotique (il a pourtant des "visions"-mais ce sont celles de son père mort et elles se déroulent dans la chambre de la Reine-Mère!) En un siècle où la violence la plus archaïque est venue hanter et détruire en masse, que nous dirait Hamlet à l'aube du XXI émé siècle?
.Sans doute que notre pire ennemi est tapi en nous-mêmes.
.Sans doute que la Violence est tapie au coeur de notre Histoire-comme de notre histoire génétique, personnelle et psycho-sexuelle.
.Qui écrira l'histoire de la Violence à venir en Occident? Chacun de nous et les "régimes" que nous placerons au pouvoir...les succés électoraux des partis d'extrème-droite en Europe devraient nous inciter à la réflexion et à l'action: le ventre est encore fécond d'où est sorti la violence primitive!
.Celle des puissants et celle des "fils" emplis de ressentiment et de jalousie délétère.
.Hamlet finit encore plus mal qu'Oedipe.

Alain Suied